Futurs drones DJI 2026-2027 : Neo 3, Air 4, Avata 3

À l’approche de la fin d’année, une période que DJI affectionne traditionnellement pour renouveler une partie de son catalogue grand public, les indices s’accumulent autour des prochains drones du constructeur de Shenzhen. Boîtes de vente photographiées chez des revendeurs asiatiques, entrées dans le registre de l’aviation civile chinoise, certificats radio aux références énigmatiques, prototypes filmés en plein essai : le dossier des futurs drones DJI n’a jamais été aussi fourni, ni aussi délicat à démêler. Car pour un modèle dont la sortie paraît désormais imminente, comme le DJI Neo 3, plusieurs autres ne reposent encore que sur des projections tirées du rythme de renouvellement de la marque, quand ce n’est pas sur des vidéos qui recyclent sans vergogne les mêmes rumeurs invérifiables.

Le calendrier de l’automne 2026 a d’ailleurs déjà livré sa première nouveauté. Le 14 octobre, DJI Enterprise a officialisé le Dock 4 et le Matrice 5TD qui l’accompagne, la toute première station d’accueil de la marque capable de remplacer automatiquement la batterie de l’appareil. Côté loisirs, en revanche, DJI n’a encore rien confirmé, et c’est précisément ce silence qui nourrit les spéculations autour du Neo 3, du très attendu Air 4, d’un éventuel Avata 3 ou encore d’un hypothétique Mini 6 Pro.

Dans ce dossier, la rédaction de Reparation-drone.com fait le point, modèle par modèle, sur tout ce que l’on sait des prochaines sorties DJI à la date du 19 octobre 2026. Nous avons pris le parti de distinguer systématiquement ce qui relève de l’annonce officielle, de la fuite documentée par un registre ou un emballage, et de la simple supposition, parce que cette hiérarchie conditionne directement la décision d’acheter maintenant ou d’attendre. Nous reviendrons également sur le contexte réglementaire, qui pèse plus que jamais sur la stratégie de lancement de DJI, ainsi que sur ce que ces nouveautés impliqueront concrètement en matière d’entretien et de réparation.

Où en est le catalogue DJI à l’automne 2026 ?

Pour mesurer ce que l’on peut raisonnablement attendre des prochains mois, il faut d’abord rappeler à quel point DJI a renouvelé sa gamme au cours des dix-huit derniers mois. L’année 2025 s’est ouverte en janvier avec le DJI Flip, un compact pliable aux hélices protégées, avant l’arrivée en mai du Mavic 4 Pro, nouveau porte-étendard de la marque avec sa caméra principale Hasselblad de 100 mégapixels au format Four Thirds, sa vidéo 6K à 60 images par seconde et sa nacelle à rotation complète. Le Mini 5 Pro a suivi en septembre 2025 avec un capteur d’un pouce de 50 mégapixels et un LiDAR frontal, puis le Neo 2, lancé en Chine le 30 octobre et en Europe le 13 novembre 2025 à partir de 239 euros, a enfin doté le petit drone à selfie d’une détection d’obstacles omnidirectionnelle. Seule la gamme Air n’a pas bougé depuis l’Air 3S d’octobre 2024, un détail qui prend toute son importance pour la suite.

L’année 2026 a ensuite confirmé l’appétit de DJI pour les nouveaux usages. Dévoilé le 26 mars, l’Avata 360 est le premier drone de la marque à associer vol en immersion et capture à 360 degrés, avec des capteurs équivalents à un pouce filmant en 8K à 60 images par seconde en HDR, des photos de 120 mégapixels, la transmission O4+ et une optique remplaçable par l’utilisateur, le tout à partir de 459 euros pour le drone seul. Moins d’un mois plus tard, le 23 avril, DJI inaugurait une gamme entièrement nouvelle avec les Lito 1 et Lito X1, deux drones de moins de 250 grammes destinés aux débutants et vendus respectivement à partir de 339 et 419 euros. Le Lito X1, que nous avons testé en détail, se distingue par son capteur de 1/1,3 pouce, son LiDAR frontal et ses 42 Go de stockage interne, tandis que le Lito 1 se contente d’un capteur 1/2 pouce de 48 mégapixels ouvrant à f/1,8, comme nous l’expliquons dans notre comparatif Lito X1 vs Lito 1.

Depuis cette date, en revanche, aucun nouveau drone grand public n’est venu enrichir le catalogue. DJI a certes multiplié les annonces dans ses autres familles de produits, de l’Osmo Pocket 4 en avril à l’Osmo 360 II présentée à l’IFA de Berlin début septembre, mais le segment aérien grand public marque une pause de près de six mois. C’est précisément ce creux qui rend le Neo 3 et l’Air 4 si attendus, et qui explique la fébrilité avec laquelle chaque fuite est désormais commentée.

Ce renouvellement s’accompagne enfin d’un départ symbolique. DJI a annoncé la fin de son support après-vente pour le Phantom 4 Pro V2.0 au 31 octobre 2026 : passé cette date, la marque ne traitera plus les demandes d’information, l’assistance technique ni la maintenance de ce modèle lancé en mai 2018 et de ses accessoires. Le Phantom, avec son capteur d’un pouce et son obturateur mécanique encore prisés pour la photogrammétrie, n’en reste pas moins réparable, et notre atelier continue de proposer des pièces détachées pour Phantom 4 Pro V2.0 pour les pilotes qui souhaitent prolonger la vie de leur appareil.

Les prochains drones DJI attendus, modèle par modèle

DJI Neo 3 : le prochain lancement grand public

De tous les drones DJI non annoncés, le Neo 3 est sans conteste celui qui se trouve le plus près de la ligne d’arrivée, et c’est la convergence de plusieurs indices indépendants qui permet de l’affirmer. Une boîte de vente revêtue d’un autocollant « Not for sale », typique des unités de présérie confiées aux distributeurs, a été photographiée à la mi-septembre. Le registre chinois des drones civils, alimenté par DJI lui-même, a ensuite révélé l’appareil sous la référence DEN326, avec une date de production fixée au 21 septembre 2026 et une masse de 192,7 grammes. Début octobre, le leaker Igor Bogdanov a publié une fiche marketing, tandis que Jasper Ellens relayait une vidéo de déballage puis de premier vol tournée par un propriétaire en Indonésie, pays où les petits drones DJI font souvent leur apparition avant l’heure.

La caméra constitue l’évolution la plus marquante. Selon la fiche divulguée, le Neo 3 embarque un capteur carré de 1/1,1 pouce, le même format que celui de l’Osmo Action 6, qui permet de filmer à la verticale en pleine définition sans faire pivoter la caméra, ainsi qu’un zoom sans perte de 2x. Le saut est considérable par rapport au capteur 1/2 pouce de 12 mégapixels du Neo 2 et devrait se traduire par une nette amélioration en basse lumière et en plage dynamique, à condition que le traitement suive. Aucun document ne précise toutefois la résolution ni le débit vidéo : la mention d’une 4K à 30 images par seconde en vertical et d’une portée de 10 kilomètres en O4, reprise par certains comptes spécialisés, ne s’appuie à ce jour sur aucune source vérifiable.

Cette montée en gamme a un prix sur la balance. Avec ses 192,7 grammes, le Neo 3 pèse environ 28 % de plus qu’un Neo 2 (151 grammes nus, 160 grammes avec son module de transmission à clipser), tout en restant largement sous le seuil des 250 grammes. L’absence de ce module dans la liste du contenu de la boîte laisse penser que la radio est désormais intégrée à la cellule. Les hélices sont entièrement enfermées dans des cages à rayons moulées dans les bras, et leur remplacement passe par le démontage d’une pièce vissée, raison pour laquelle un tournevis figure dans le pack. La fiche promet enfin une détection d’obstacles omnidirectionnelle, ce que confirment les capteurs visibles sur les bras, au-dessus de la caméra et à l’arrière du drone, orienté vers le ciel.

L’alimentation change elle aussi de génération. L’étiquette de la batterie indique 1 800 mAh, 10,5 volts et 18,9 Wh, soit trois cellules en série, là où le pack du Neo 2 se contente de deux cellules pour 11,5 Wh. Le connecteur passe de cinq à sept contacts, ce qui rend les deux batteries totalement incompatibles. Le pack Fly More aperçu dans les vidéos comprend trois batteries, un hub de recharge, des hélices de rechange et la nouvelle radiocommande DJI RC Mini, dotée d’un petit écran qui permet de l’appairer et d’afficher le retour vidéo sans smartphone, ainsi que d’une molette dissimulée sur sa tranche. L’autonomie, en revanche, n’apparaît dans aucun document.

Reste la question de la date et du prix. DJI n’a rien annoncé, mais la date de production et la chronologie des fuites plaident pour une officialisation entre fin octobre et novembre 2026, peut-être d’abord en Chine, comme ce fut le cas pour le Neo 2 l’an dernier. Une publication sur Reddit évoquant un lancement au 3 novembre et des tarifs de l’ordre de 669 euros pour le drone seul circule actuellement, mais elle ne s’appuie sur aucun élément vérifiable et nous l’accueillons avec la plus grande réserve. Les estimations les plus raisonnables tablent plutôt sur une hausse mesurée par rapport aux 239 euros du Neo 2, autour de 270 à 300 euros pour le drone seul et de 450 à 500 euros avec la RC Mini. Précision utile : si la RC Mini a obtenu son autorisation FCC le 19 décembre 2025, le drone n’en dispose pas, si bien que le Neo 3 ne sera pas commercialisé officiellement aux États-Unis, sans aucune incidence pour les acheteurs français.

DJI Air 4 : un successeur de l’Air 3S toujours attendu

Avec près de deux ans écoulés depuis la sortie de l’Air 3S en octobre 2024, l’attente autour de l’Air 4 dépasse largement le rythme habituel de la gamme, l’Air 3S étant lui-même arrivé quinze mois seulement après l’Air 3. Nous avions consacré en août un dossier complet au DJI Air 4, et les semaines écoulées depuis appellent une mise à jour, ainsi qu’une correction importante sur l’un des indices réglementaires.

Les éléments solides restent peu nombreux. Plusieurs images de prototypes ont circulé depuis 2025, dont des photographies présentées comme celles d’un appareil accidenté, montrant un châssis redessiné, des bras plus épais et des capteurs supplémentaires. Surtout, le 11 mai 2026, Igor Bogdanov a repéré l’Air 4 dans une application chinoise de déclaration des vols, classé dans la catégorie des appareils de moins de 250 grammes. La certification radio chinoise de juillet, largement présentée à l’époque comme celle de l’Air 4, y compris dans notre précédent article, concerne selon les vérifications publiées depuis, notamment par le site Drone Ranker, un modèle codé N610BS dont le lien avec l’Air 4 n’a jamais été établi. Depuis le mois de septembre, aucune boîte, aucune fiche revendeur ni aucun teaser n’est venu étoffer le dossier.

Sur le plan technique, deux scénarios incompatibles se disputent la vedette. Le premier, cohérent avec la catégorie relevée dans l’application de vol, décrit un Air de moins de 250 grammes doté d’un unique capteur de 1/1,3 pouce et de la transmission O4+. Le second évoque un appareil plus lourd, sous les 500 grammes, équipé de deux capteurs d’un pouce et d’une transmission O5. Aucune de ces deux versions ne s’appuie sur une source nommée, et un châssis de moins de 250 grammes ne peut guère accueillir deux capteurs d’un pouce, de sorte qu’une seule des deux a des chances d’être juste, à moins que DJI ne prépare deux modèles distincts, hypothèse que certains avancent. Les deux pistes s’accordent néanmoins sur une autonomie d’environ 40 minutes et sur une détection d’obstacles omnidirectionnelle plus performante, notamment par faible luminosité.

Un Air sous les 250 grammes aurait un intérêt réglementaire évident en Europe, puisqu’il passerait de la classe C1 de l’Air 3S, qui pèse 724 grammes, à la classe C0, mais il imposerait des compromis sur la batterie et la tenue au vent qu’il faudra juger sur pièce. À notre sens, l’absence de toute fuite d’emballage rend désormais peu probable un lancement avant la fin de l’année, et le début de l’année 2027 nous paraît la fenêtre la plus réaliste. Les estimations tarifaires qui circulent, entre 800 et plus de 1 200 dollars selon la configuration, sont à prendre avec prudence. Pour qui a besoin d’un drone de cette catégorie dès maintenant, l’Air 3S reste une valeur sûre.

N610BS : la référence mystère qui intrigue

Début juillet 2026, deux références inconnues, N610BS et N610BS-BD, ont obtenu leur certification radio auprès des autorités chinoises, la seconde sous le numéro 2026-7820. Leur préfixe ne correspond à aucune des familles actuelles de DJI, dont les codes internes commencent habituellement par M pour les Matrice, CZ pour les Air, MT pour les Mini, DF pour les Neo, QF pour les Avata ou DG pour les Lito, et le dossier aurait été traité selon une procédure plus proche de celle des modèles haut de gamme ou professionnels que de celle des drones grand public. Les hypothèses vont d’un nouveau palier semi-professionnel situé au-dessus de la gamme Air à un appareil d’entreprise, en passant par un modèle compagnon de l’Air 4. Trois mois après cette certification, aucun autre indice n’a filtré, ce qui invite à ne tirer aucune conclusion hâtive sur sa nature comme sur sa date de sortie.

DJI Avata 3 : pas avant 2027 selon toute vraisemblance

Il faut d’abord dissiper une confusion tenace : l’Avata 360 n’est pas le successeur de l’Avata 2, mais une branche parallèle consacrée à la capture sphérique. Un Avata 3 au sens classique du terme reste donc à venir, et les informations le concernant demeurent fragmentaires. En mars 2026, le créateur de contenus Mauro Tandoi a relayé le message d’une source chinoise affirmant avoir piloté un prototype : selon elle, l’Avata 3 sortirait l’année suivante, soit en 2027, avec une nacelle panoramique proche de l’angle de vue d’une caméra 360, et des sensations de vol jugées moins agréables que celles de l’Avata 2. À la mi-avril, une vidéo publiée par Igor Bogdanov montrait par ailleurs un prototype compact à doubles protections d’hélices, attribué tantôt à un Avata 3, tantôt à un nouveau Neo, sans que son identité ait jamais été établie. À ce jour, aucun dépôt réglementaire, aucune inscription au registre chinois ni aucun emballage ne vient étayer une sortie prochaine.

Le rythme historique de la gamme conforte cette lecture prudente. Le premier Avata est sorti en août 2022, l’Avata 2 en avril 2024 et l’Avata 360 en mars 2026, soit un intervalle d’environ deux ans entre chaque lancement. Un Avata 3 commercialisé dès la fin de l’année 2026 viendrait cannibaliser l’Avata 360 à peine six mois après sa sortie, ce qui paraît peu cohérent avec la stratégie commerciale de DJI. Pour les amateurs de pilotage en immersion, l’Avata 2 et l’Avata 360 resteront donc les références du catalogue pendant encore de longs mois, avec l’avantage de partager l’écosystème de lunettes et de radiocommandes de la marque.

DJI Mini 6 Pro : beaucoup de bruit, aucune preuve

Le Mini 6 Pro est probablement le drone DJI le plus recherché en ligne, et paradoxalement celui sur lequel on dispose du moins d’informations fiables. À la mi-octobre 2026, il n’existe aucune trace de ce modèle dans les registres chinois, aucune certification radio, aucun prototype photographié ni aucun emballage. Les vidéos qui promettent un capteur empilé d’un pouce, une double caméra, de la vidéo 8K ou une heure d’autonomie relèvent, pour l’essentiel, de contenus spéculatifs, parfois générés automatiquement, qui ignorent d’ailleurs souvent que le Mini 5 Pro actuel propose déjà un capteur d’un pouce de 50 mégapixels, la 4K à 120 images par seconde et un LiDAR frontal.

Le calendrier de la gamme plaide lui aussi contre une sortie imminente. Le Mini 3 Pro a été lancé en mai 2022, le Mini 4 Pro en septembre 2023 et le Mini 5 Pro en septembre 2025, soit des intervalles compris entre seize et vingt-quatre mois, ce qui place logiquement un successeur au cours de l’année 2027. L’arrivée du Lito X1, qui occupe désormais une partie du terrain situé sous le Mini 5 Pro, réduit encore l’urgence pour DJI. Notre conseil est donc simple : ne repoussez pas l’achat d’un Mini dans l’attente d’un Mini 6 Pro dont rien ne permet aujourd’hui de dater la sortie.

DJI Mavic 5 Pro : un horizon 2027 au plus tôt

Le constat est similaire pour le haut de gamme. Lancé en mai 2025, le Mavic 4 Pro a placé la barre très haut avec sa triple caméra, son capteur principal Four Thirds de 100 mégapixels signé Hasselblad, sa vidéo 6K en HDR et sa nacelle Infinity capable de pivoter à 360 degrés. Entre le Mavic 3 de novembre 2021, le Mavic 3 Pro d’avril 2023 et le Mavic 4 Pro, DJI a respecté un cycle d’environ deux ans, ce qui renvoie un éventuel Mavic 5 Pro à 2027 au plus tôt. Aucune fuite crédible ne le concerne à ce jour, et les promesses de transmission OcuSync 5 ou de radar embarqué qui accompagnent certaines vidéos ne reposent sur aucun document. Une déclinaison plus accessible du Mavic 4, sur le modèle du Mavic 3 Classic sorti en novembre 2022, est parfois évoquée, mais il ne s’agit à ce stade que d’une déduction tirée des habitudes de la marque.

Côté professionnel : Matrice 5TD et Dock 4 déjà officiels, la suite en ligne de mire

Le seul lancement de drone de l’automne déjà acté concerne le segment professionnel. Présenté le 14 octobre 2026, le Dock 4 est la première station d’accueil DJI capable d’échanger automatiquement la batterie du drone, en moins de 25 secondes, ce qui permet de le renvoyer en vol moins de 45 secondes après son atterrissage, là où les docks précédents imposaient une recharge d’environ une demi-heure. Il fonctionne exclusivement avec le nouveau Matrice 5TD, un appareil de 2,6 kilogrammes annoncé pour 59 minutes de vol, qui intègre caméras grand angle et infrarouge, LiDAR, radar à ondes millimétriques et une intelligence artificielle embarquée capable de reconnaître 17 types d’objets en temps réel, dans un rayon d’intervention de 10 kilomètres. Le kit comprenant le dock, le drone et la station sol O4 est affiché à 167 999 yuans en Chine, soit environ 25 100 dollars, tandis qu’en Europe la commercialisation passe par les revendeurs DJI Enterprise, sur devis. Les propriétaires de flottes Matrice 4TD noteront que ce nouveau dock n’accepte pas leurs appareils.

La suite pourrait concerner les versions non dockées. En juillet, Igor Bogdanov avait diffusé des images d’un Matrice 5 doté d’un LiDAR intégré et d’une nacelle à cinq fenêtres, présenté comme le successeur de la série Matrice 4 au rang de fleuron compact pour les professionnels, sans qu’il soit possible de dire aujourd’hui s’il s’agissait du 5TD désormais officiel ou d’une autre déclinaison. La famille Matrice 4 ayant été proposée à la fois en versions portables, les 4E et 4T, et en versions destinées aux docks, les 4D et 4TD, il serait logique de voir arriver des Matrice 5 utilisables hors station, mais DJI n’a rien confirmé à ce sujet.

Tableau récapitulatif des futurs drones DJI

Pour y voir plus clair, le tableau ci-dessous synthétise l’état d’avancement de chaque modèle au 19 octobre 2026, en distinguant le niveau de preuve disponible. Les fenêtres de sortie indiquées résultent de nos recoupements et du rythme historique de DJI : elles ne constituent en aucun cas des dates officielles.

ModèleStatut au 19 octobre 2026Fenêtre de sortie probableCe que l’on saitFiabilité des informations
DJI Neo 3Non annoncé, emballage et registre chinoisFin octobre à novembre 2026Capteur carré 1/1,1 pouce, 192,7 g, batterie trois cellules de 18,9 Wh, RC Mini à écranÉlevée
DJI Air 4Non annoncé, application de vol chinoiseDébut 2027 plus probable que fin 2026Moins de 250 g ou double capteur 1 pouce selon les sources, environ 40 minMoyenne
N610BSCertification radio chinoise de juillet 2026InconnueModèle non identifié, dossier de type haut de gammeFaible sur la nature du produit
DJI Avata 3Rumeur, prototype non identifié2027Nacelle panoramique évoquée par une source chinoiseFaible
DJI Mini 6 ProAucune trace réglementaire2027Rien de vérifiableTrès faible
DJI Mavic 5 ProAucune trace réglementaire2027 au plus tôtRien de vérifiableTrès faible
DJI Matrice 5TD et Dock 4Officiels depuis le 14 octobre 2026Disponibles via les revendeurs Enterprise59 min de vol, échange de batterie en moins de 25 s, LiDAR et radarConfirmée

Un contexte réglementaire qui redessine la stratégie de DJI

Impossible de comprendre le calendrier actuel de DJI sans évoquer la situation américaine. Le 22 décembre 2025, la Federal Communications Commission a inscrit l’ensemble des drones fabriqués à l’étranger, ainsi que leurs composants critiques, sur sa « Covered List », à la suite d’une détermination de sécurité nationale de l’exécutif, au terme du délai fixé par la section 1709 de la loi de programmation militaire américaine pour 2025. Concrètement, aucun nouveau modèle DJI ne peut plus obtenir l’autorisation d’équipement indispensable à sa commercialisation aux États-Unis, tandis que les modèles autorisés auparavant restent en vente. C’est la raison pour laquelle les Lito ou le futur Neo 3 font l’impasse sur le marché américain, le Neo 2 n’y ayant d’ailleurs jamais été lancé malgré une certification obtenue dès juillet 2025, et pour laquelle chaque fuite mentionne désormais l’absence de dossier FCC.

DJI conteste cette décision devant la cour d’appel fédérale du neuvième circuit, saisie le 20 février 2026. Dans un mémoire déposé en avril, le constructeur a chiffré pour la première fois l’impact de la mesure : quatorze produits existants ont vu leur autorisation annulée, vingt-cinq lancements prévus pour 2026 sont bloqués, et la perte projetée pour l’année atteint 1,56 milliard de dollars. À cela s’ajoutent, depuis le 3 septembre 2026, des droits de douane de 25 % sur les drones grand public importés aux États-Unis. Pour les pilotes européens, l’effet est indirect mais bien réel : DJI concentre ses lancements sur la Chine et l’Europe, avec parfois un décalage de quelques jours ou semaines entre les deux, comme l’a montré le Neo 2, lancé le 30 octobre en Chine puis le 13 novembre 2025 en Europe.

En France, le cadre a lui aussi évolué au 1er janvier 2026, avec la disparition des scénarios nationaux S1, S2 et S3 au profit des seuls scénarios standard européens STS-01 et STS-02, ce qui concerne avant tout les télépilotes professionnels opérant en catégorie spécifique. Pour les amateurs qui volent en catégorie ouverte, c’est la classe CE de l’appareil qui détermine ce qu’il est permis de faire. Un drone de classe C0, c’est-à-dire de moins de 250 grammes, peut évoluer en sous-catégorie A1 et survoler ponctuellement des personnes isolées, jamais des rassemblements, sous réserve des restrictions nationales qui encadrent strictement le vol en agglomération, ce qui explique l’intérêt stratégique d’un Air 4 allégé ou d’un Neo 3 limité à 192,7 grammes. Ce seuil ne dispense pas pour autant de toute formalité : l’enregistrement de l’exploitant sur la plateforme AlphaTango reste obligatoire dès lors que le drone embarque une caméra, et le respect des zones de restriction consultables sur Géoportail s’impose à tous.

Acheter maintenant ou attendre ? Nos conseils, de l’achat à l’entretien

La réponse dépend avant tout de la catégorie de drone qui vous intéresse. Si vous visez un petit drone à selfie ou un premier appareil très compact, patienter quelques semaines a du sens : le Neo 3 est manifestement proche, et son arrivée devrait entraîner une baisse de prix du Neo 2, qui deviendrait alors une excellente affaire. Pour un Mini ou un Air, en revanche, rien n’est confirmé à court terme, et les modèles actuels, Mini 5 Pro et Air 3S en tête, bénéficient régulièrement de remises qui en font des achats rationnels. Quant aux pilotes FPV, l’Avata 2 et l’Avata 360 resteront selon toute vraisemblance les références de la marque jusqu’en 2027.

Du point de vue de l’atelier, chaque nouvelle génération apporte son lot de changements qu’il vaut mieux anticiper. Le Neo 3 en offre une bonne illustration : sa batterie à trois cellules et sept contacts rend inutilisables les packs et accessoires de charge du Neo 2, et ses hélices enfermées dans des cages vissées, si elles promettent une meilleure résistance aux contacts, rendent leur remplacement plus technique qu’un simple clipsage. Plus largement, la généralisation du LiDAR et des capteurs répartis tout autour de la cellule multiplie les composants sensibles susceptibles d’être endommagés lors d’une chute, puis de nécessiter un recalibrage. L’expérience montre aussi que les pièces détachées d’un modèle récent mettent généralement plusieurs semaines à devenir disponibles en quantité suffisante après son lancement, d’où l’intérêt de souscrire une protection de type DJI Care Refresh pendant les premiers mois d’utilisation.

Pour les modèles plus anciens, la fin du support officiel ne signifie pas la fin de vie de l’appareil. Le cas du Phantom 4 Pro V2.0, dont le service après-vente DJI s’arrête le 31 octobre 2026, le rappelle : un atelier indépendant peut continuer à diagnostiquer et réparer ces drones tant que les pièces restent disponibles. Si votre appareil a subi un choc ou présente un comportement anormal, vous pouvez demander un devis de réparation à notre atelier, et si vous préférez financer un nouveau modèle, nous rachetons également les drones abîmés.

Enfin, quelques réflexes simples restent valables quel que soit le modèle choisi. Installez la dernière version du firmware avant les premiers vols, car les mises à jour publiées dans les semaines qui suivent un lancement corrigent souvent des défauts de jeunesse. Vérifiez l’étalonnage de la centrale inertielle et du compas après un transport ou un changement de lieu de vol important. Et évitez de démonter vous-même un appareil encore sous garantie : sur un drone récent, dont les techniciens n’ont pas encore accumulé un retour d’expérience suffisant, une intervention hasardeuse peut aggraver la panne et compromettre la prise en charge.

Ce qu’il faut retenir des futurs drones DJI

À la mi-octobre 2026, le paysage des futures sorties DJI se résume en réalité à un modèle quasi certain, un modèle probable et une série d’hypothèses. Le Neo 3, documenté par son emballage, son inscription au registre chinois et plusieurs vidéos de déballage, devrait être officialisé dans les prochaines semaines et marquer un vrai saut qualitatif grâce à son capteur de 1/1,1 pouce. L’Air 4 existe bel et bien dans les cartons de DJI, mais ses caractéristiques restent contradictoires et sa sortie semble glisser vers le début de l’année 2027. Quant aux Avata 3, Mini 6 Pro et Mavic 5 Pro, ils relèvent pour l’instant de la projection, et nous recommandons de ne pas différer un achat dans leur attente. Nous mettrons cet article à jour au fil des annonces officielles, à commencer par celle du Neo 3.

Questions fréquentes sur les futurs drones DJI

Quel est le prochain drone DJI à sortir ?

Sur le segment grand public, il s’agit selon toute vraisemblance du DJI Neo 3, dont l’emballage de vente, la fiche marketing et l’inscription au registre chinois des drones ont déjà fuité. Une officialisation entre fin octobre et novembre 2026 est l’hypothèse la plus cohérente, même si DJI n’a encore communiqué aucune date. Sur le segment professionnel, le Matrice 5TD et le Dock 4 sont déjà officiels depuis le 14 octobre 2026.

Quand sortira le DJI Air 4 ?

DJI n’a annoncé aucune date. L’appareil est apparu en mai 2026 dans une application chinoise de déclaration des vols, mais aucun emballage ni aucune fiche revendeur n’a encore fuité, ce qui rend une sortie avant la fin de l’année 2026 de moins en moins probable. Le début de l’année 2027 nous semble aujourd’hui l’échéance la plus réaliste.

Le DJI Mini 6 Pro a-t-il été annoncé ?

Non. À la date de publication de cet article, aucune certification, aucun prototype et aucun emballage ne permettent d’attester l’existence d’un Mini 6 Pro. Compte tenu du rythme de renouvellement de la gamme, une sortie en 2027 paraît plus plausible qu’en 2026.

Les nouveaux drones DJI seront-ils vendus en France ?

Oui. Les restrictions qui empêchent la commercialisation des nouveaux modèles DJI concernent uniquement les États-Unis. Les derniers lancements, de l’Avata 360 aux Lito 1 et Lito X1, ont été commercialisés normalement en France et en Europe, parfois quelques jours ou semaines après la Chine.

Les batteries du DJI Neo 2 seront-elles compatibles avec le Neo 3 ?

D’après l’étiquette de batterie qui a fuité, non. Le Neo 3 utilise un pack à trois cellules de 18,9 Wh doté de sept contacts, contre deux cellules et cinq contacts pour le Neo 2, ce qui exclut toute compatibilité entre les deux générations.